Test : Bioshock
Bioshock, le Messie ? Bioshock. Un jeu qui aura fait beaucoup de bruit et qui même après sa sortie en fait encore. Mais est-il à la hauteur de toutes les attentes placées en lui ? Beaucoup y voyaient le Messie, le Deus-Ex Bis. Alors a-t-il tenu son pari ? La réponse est oui... mais non. Il y aura bien un avant-Bioshock et un après-Bioshock, mais cela n’entraînera pas une révolution du FPS comme à l’époque de Deux-Ex. Malgré cela le jeu touche sur de nombreux points la perfection et est à ce jour un des meilleurs FPS jamais créé, mais il ne fait que porter les normes du FPS actuelles à leur paroxysme... sans les dépasser. Rapture, ou comment passer du Paradis à l’Enfer Andrew Ryan est un type sympa, le genre de type à avoir des projets complètement irréalisables avec des beaux idéaux derrière. Sauf que Andrew Ryan est riche, immensément riche. Et son projet est riche en beaux idéaux également. Il ne veut rien de moins qu’une cité idéale ou les gens seraient véritablement récompensés pour le travail, où les scientifiques et les artistes n’auraient plus à craindre la censure... un monde parfait en somme. Sauf que tout n’a pas l’air d’aller aussi bien que ça à Rapture. Et là tout est dit. Mais où suis-je ? Tout commence donc après un crash d’avion, vous reprenez conscience en plein milieu de l’Atlantique au beau milieu des débris en flammes de votre avion quand tout à coup, vous apercevez devant vous un phare illuminé. Drôle de coïncidence... Vous pénétrez donc dans ce phare et embarquez dans une bathysphère direction Rapture. Et là à peine eu le temps contempler cette superbe ville sous-marine que vous assistez à une scène assez effrayante qu’est l’assassinat d’un homme par une femme armée de crochés qui ne semblent plus avoir grand-chose d’humains... un seul et unique objectif désormais : remonter au plus vite à la surface pour s’échapper de cette ville de fou. Du moins c’est ce que vous pensez.  La fameuse Bathysphère, Haaaaa...
A la découverte de Rapture
Ainsi commence votre aventure dans Rapture, ville superbe et terrifiante. Dès le départ, un homme nommé Atlas vous vient en aide au travers d’une radio, puis rapidement vous prenez possession d’une clef anglaise et de votre premier Plasmide... «Plasmide» ? Késako ? Les Plasmides sont un élément central du jeu. Ce sont des substances qui vous modifient et qui vous permettent d’acquérir différents pouvoirs comme balancer un éclair électrique, mettre le feu aux gens, leur balancer des choses à la tronche et autres joyeusetés dans le genre mais bon je ne vais pas tout vous révéler vous m’en voudriez et puis même c’est quand même beaucoup moins fun après. Donc on commence donc avec notre petite plasmide qui lance des watts à la tête des méchants pas beaux et notre sympathique petite clef à molette. Sauf que les réserves de trousses de soin et d’Eve (sans rentrer dans les détails c’est une sorte de drogue que l’on s’injecte et qui vous permet d’utiliser vos plasmides, c’est une sorte de « mana » pour simplifier) s’amenuisent très vite car les ennemis sont tout de même assez coriaces. 
Voilà comment obtenir de nouveaux pouvoirs, une bonne piqûre de plasmides ;) Un gameplay tout simplement parfait
Et là, la perfection du gameplay saute aux yeux, on se bat avec la plus grande aisance du monde, cherchant à créer des pièges pour éviter d’avoir à se battre directement au corps à corps avec les ennemis et gâcher bêtement des trousses de soin déjà trop rares. De plus, les possibilités de combos sont quasiment illimités chaque combat étant véritablement unique. De plus, nous n’avons pas que les armes et plasmides à notre disposition. Les robots de sécurité sont légion dans Rapture, et vous pourrez les pirater pour qu’ils deviennent vos alliés ! De plus le mini jeu de piratage est très bien pensé et fun et chaque piratage est à chaque fois un petit défi ! Au bout de quelques heures, vous parviendrez à user parfaitement de vos armes pour les utiliser intelligemment et tendre des pièges à vos assaillants ! Et croyez-moi les combats à ce niveau sont certes parfois un peu durs mais ils sont vraiment très funs ! Mais un des grands axes du jeu est la quête d’Adam sans laquelle vous ne pourrez pas obtenir de nouveaux plasmides. A la recherche de l’Adam, le préééééécieuuux !
Comme je vous l’ai expliqué, impossible d’avancer dans le jeu sans récolter l’Adam. Et une seule solution pour le récolter : le récupérer sur les « petites sœurs ». Les petites sœurs sont des gamines qui ont été modifiées et qui ont la capacité de récupérer l’Adam. Mais le seul moyen de les approcher et de tuer leur terrible protecteur : les Big Daddys. Les Big Daddys sont des êtres complètement enfermés dans des combinaisons de plongeurs très imposants, les combats contre eux sont tout simplement les plus épiques que le monde du FPS ait eu. Ils semblent très lents au premier abord mais ils se révèlent très rapides au final et sont redoutables, ne les attaquez pas si vous n’avez pas un minimum de seringues d’Eve, de trousses de soin et de munitions ou vous courrez à votre perte ! Une fois débarrassé de l’encombrant Big Daddy, vous vous retrouvez seul à seul avec la petite sœur qu’il gardait, et là deux choix s’offrent à vous : la tuer et récupérer ainsi le maximum d’Adam ce qui vous permettra d’améliorer au maximum vos plasmides et croyez-moi cela ne sera pas de trop ou bien la sauver du mal qui la ronge mais récupérer beaucoup moins d’Eve. Et les choix que vous ferez auront une incidence plus ou moins importante sur le déroulement du scénario, donc réfléchissez-y à deux fois. Il est vrai que le scénario du jeu est un des meilleurs scénarios que j’ai pu rencontrer dans un jeu vidéo... 
Alors voilà un Big Daddy et là on se dit : bon on va y aller touuuut doucement... Un scénario et une ambiance digne d’un excellent roman
Le scénario de Bioshock ne peut pas laisser indifférent, il happe le joueur et l’entraîne au travers des très nombreux rebondissements qui parsèment cette aventure hors du commun. Mais plus qu’un scénario, l’ambiance est soignée comme jamais dans un jeu vidéo, un véritable travail de fourmi à été réalisé pour que toute l’architecture de la ville soit cohérente avec l’esprit art déco jusque dans les moindres détails, on se retrouve parfois à s’arrêter pour admirer certains passages particulièrement soignés. Sans révéler la suite du scénario, vous rencontrerez dans l’aventure un artiste complètement fou qui fait des sculptures avec des humains qu’il tue. Un tel mélange d’horreur et de beauté est extrêmement troublant car au-delà de l’horreur ce sont des compositions magnifiques et très poétiques, un passage que tout gamer se doit d’avoir connu. Conclusion : Non, Bioshock n’est pas le Messie. Cela est certain, mais il est pour autant un des meilleurs jeux que nous ayons eu depuis pas mal de temps, un second Deux-Ex, mais sans les mêmes répercussions sur le milieu du FPS. Un titre à posséder sans aucune hésitation. 
- Ambiance - Scénario - Gameplay 
- Peu d'ennemis différents - Pas de multijoueur - IA perfectible 
Test réalisé par Maxou
Rédigé par BlackOo le 19-09 à 10:27 Retour a l'accueil
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